Article disponible dans "le nouveau musicien" n°13 réalisé par Hubert Marécaille.
Tout un dispositif d’aides existe en France pour soutenir vos projets. La liste suivante est loin d’être exhaustive mais elle permet de faire le point sur un certain nombre d’organismes financeurs. Pour chaque structure, vous avez un lien vers leur site internet pour avoir de plus amples détails.
Le ministère de la Culture et de la Communication
Au niveau de l’Etat, les aides sont accordées soit par la DRAC, en région, soit, au niveau central, par la DMDTS (Direction de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles). Concernant la DMDTS, il s’agit notamment des dispositifs suivants :
l’aide aux résidences des musiques actuelles. Cette aide spécifique vise à renforcer le soutien à des projets de création et de recherche et à élargir les publics des musiques actuelles dans le cadre de démarches de sensibilisation, de formation et d’action culturelle mises en oeuvre par la scène d’accueil.
les aides aux festivals. Destinées aux festivals, ces aides sont accordées selon la nature et la définition du projet.
les autres aides de l’Etat. Sont également à disposition des aides à la production, à l’équipement ou encore des aides à l’investissement.
L’office national de diffusion artistique
L’Onda s’adresse uniquement aux structures de diffusion. Celles-ci doivent défendre la création contemporaine :
les garanties financières. L’Onda accorde aux structures des garanties financières qui viennent compenser une partie des déficit encourus pour l’accueil d’un spectacle.
Les autres aides. Pour favoriser la circulation des oeuvres et des artistes, l’Onda a mis en place des aides particulières : l’aide aux tournées territoriales, l’aide aux séries et l’aide à la diffusion des ensembles musicaux et collectifs de jazz.
Les aides à l’international. L’Onda a développé des aides spécifiques afin de contribuer à la réalisation des tournées de spectacles étrangers.
Le Fonds pour la création musicale
l’aide aux tournées, concerts et premières parties. Ce programme privilégie les actions reposant sur une synergie scène/disque.
L’aide aux festivals en France.
L’aide aux tournées export. L’aide au spectacle vivant à l’étranger s’adresse en priorité aux artistes en développement de carrière.
L’aide aux festival à l’étranger. Le FCM soutient, dans ce programme, les festivals implantés à l’étranger qui consacrent une part importante de leur programmation à des artistes français.
L’aide à la production phonographique de variétés. Entre autres conditions, l’enregistrement doit être constitué d’un moins 50% d’oeuvres originales inédites.
L’aide à la production de disques. Sont exclusivement concernés le jazz de création, les musiques traditionnelles et pour enfants, les musiques classique et contemporaine.
L’aide aux vidéomusiques. Pour contribuer à la production de vidéomusiques, le FCM, en partenariat avec le Centre national de la cinématographie, propose notamment une prime à l’investissement, réservée au producteur de l’enregistrement phonographique.
Les aides à l’audiovisuel musical. Le fonds audiovisuel musical a été créé dans l’objectif de promouvoir, par le biais de portraits ou de captations de concert, les carrières d’artistes.
L’aide à l’édition musicale. Le programme d’aide à l’édition du FCM a été mis en oeuvre afin d’accompagner les éditeurs de musique dans leurs efforts de développement d’un catalogue éditorial d’oeuvres nouvelles.
Les aides aux sites internet musicaux. Le programme d’aide à la création de sites internet du FCM vise à encourager les artistes et les entreprises musicales à prendre leur place dans les médias de la société de l’information. Les demandes peuvent également porter sur des sites mutualistes ou d’intérêt général à la profession.
L’aide à la formation d’artistes. Le FCM a choisi de soutenir les écoles de chanteurs ou d’instrumentistes intervenant dans les répertoires musicaux non classiques (jazz, variétés, chanson, rock).
La SACEM
L’aide aux festivals (musiques actuelles et musique contemporaine) qui proposent des initiatives nouvelles.
L’aide aux lieux de diffusion musicale (musiques actuelles) dont la programmation fait largement appel aux jeunes talents.
L’aide à la production de concerts (musiques actuelles et musique contemporaine) destinée aux structures de production (entrepreneurs de spectacles, ensembles, festivals, etc.) qui font appel à des répertoires nouveaux ou des oeuvres récentes.
L’aide aux résidences (musiques actuelles) accordée aux strucutures de formation, de production et de diffusion.
L’aide à l’autoproduction phonographique (musiques actuelles) allouée aux jeunes artistes.
L’aide aux organismes de formation musical (musiques actuelles et musique contemporaine) réservée aux organismes ou aux structures qui prennent des initiatives à destination des jeunes professionnels.
L’aide aux concours (musiques actuelles) avec la dotation de prix dans le domaine de la création musicale ou l’attribution d’une aide à la structure organisatrice.
L’aide aux orchestres de jazz et aux formations de musiques improvisées dont la mission principale est de diffuser un répertoire propre et de créations.
Les bourses individuelles d’aide aux projets de formation (musiques actuelles et musique contemporaine) destinées à ceux qui souhaitent compléter leur formation supérieure par un cursus spécialisé.
Le fonds d’encouragement à la musique vivante pour les jeunes professionnels et les éditeurs de leurs oeuvres.
Le fonds de valorisation des improvisations géré par le département de la documentation générale et de la répartition.
L’aide aux formations et ensembles spécialisées (musique contemporaine) destinée aux formations musicales spécialisées dont la mission principale est de diffuser les oeuvres contemporaines.
L’aide aux concours de composition et d’interprétation musicale (musique contemporaine) dont le but est de permettre la dotation de prix.
Le fonds d’encouragement à la première exécution publique (musique contemporaine) alloué aux créateurs vivants, auteurs, compositeurs et aux éditeurs sous certaines conditions.
Le fonds d’encouragement au nouvel enregistrement (musique contemporaine) par le biais d’une majoration des revenus des compositeurs et de certains éditeurs.
L’Adami
Société de gestion collective des droits de propriété intellectuelle des artistes-interprètes,l’Adami propose plusieurs types d’aides :
Les aides aux festivals. L’apport financier de l’Adami intervient en complément du budget et ne peut pas servir à initier le projet.
Les aides aux structures de formation. Ces aides visent les formations dispensées à l’intention d’artistes-interprètes professionnels.
Les appels à candidatures aux révélations Classiques pour les artistes solistes instrumentistes et lyriques, aux talents Adami destinés aux artistes jeune public...
Les aides à la formation continue et au développement de la carrière des artistes-interprètes
Les aides à la création et à la diffusion
La Spedidam
A l’instar des autres sociétés civiles, la Société de perception et de distribution des droits des artistes-interprètes de la musique et de la danse reverse une part des rémunérations qu’elle perçoit à des actions d’aide à la création, à la diffusion de la musique et à la formation d’artistes :
L’aide à la création, à la diffusion du spectacle vivant et aux festivals. Le projet doit concerner uniquement le spectacle vivant et la création musicale (hors disque).
L’aide au spectacle vivant ou à la formation des artistes : aide aux déplacements. Cette aide ne concerne que les déplacements de France vers l’étranger.
L’aide à l’enregistrement d’une bande originale pour la sonorisation d’un spectacle dramatique ou chorégraphique. Le projet doit concerner uniquement la création ou la diffusion de spectacles dramatiques ou chorégraphiques.
Formation d’artistes (stages et école). La contribution financière de la Spedidam ne peut être qu’une aide directe à l’emploi d’enseignants.
Formation d’artistes (bourses). Les bourses attribuées par la Spedidam sont nominatives et doivent être utilisées à des fins professionnelles dans le domaine musical.
Formation d’artistes (concours). Le projet doit concerner uniquement une demande de prix dans le cadre de concours (musique, chant).
Le fonds de création lyrique
Chargé d’attribuer une aide aux projets professionnels de création et de reprise d’ouvrages lyriques contemporains d’expression francophone, le FCL, initié par la SACD, concerne l’opéra, le théâtre musical et la cômédie musicale. La commission composée de représentants du ministère de la culture et de la Communication, de l’Adami, du FCM et de la SACD se réunit en juin et en décembre pour attribuer :
L’aide aux producteurs (création ou reprise d’oeuvres lyriques)
L’aide aux projets à l’étranger
Le Fonds d’action et d’initiative rock
Le FAIR a pour objet le soutien et l’aide au démarrage de carrières d’artistes ou de groupes musicaux résidant en france. Les groupes lauréats bénéficient de quatre aides simultanées :
L’aide financière (remboursement des frais de tournée, d’équipement en matériel, répétitions, affiches, maquettes ou prise en charge d’une consultation juridique).
L’aide à la promotion
La formation artistique et technique
Le conseil en management et conseil juridique
Le Centre national de la chanson, des variétés et du jazz
Le CNV a notamment pour mission le soutien au spectacle vivant dans le secteur des variétés et des musiques actuelles à partir de la collecte de la taxe sur les spectacles de variétés :
le droit de tirage. c’est une aide à l’activité de production de l’affilié au CNV.
La garantie bancaire IFCIC-CNV. Elle est destinée à faciliter l’octroi d’un prêt (d’au moins 57 000 euros) auprès d’un établissement bancaire.
L’aide exceptionnelle. Cette aide peut être attribuée dans le cas où l’entreprise rencontre momentanément des difficultés de trésorerie imprévisibles, susceptibles de mettre son activité en péril.
Le soutien aux entreprises. Ce dispositif a pour objet de soutenir, à titre préventif, une structure qui rencontre des difficultés financières temporaires.
Les subventions aux festivals. Comme les autres aides, celle-ci est ouverte aux festivals sous respect de certaines conditions.
L’avance sur recettes aux festivals. il s’agit d’une avance de trésorerie, sous forme d’aide remboursable, en vue de financer la production d’un festival.
Le partenariat bancaire en faveur des festivals. conclu entre la caisse centrale du Crédit Coopératif, ce partenariat est destiné à faciliter l’octroi d’une avance de trésorerie.
L’aide aux actions d’intérêt général. Le CNV peut apporter son aide à des structures poursuivant des objectifs d’intérêt général : la promotion de nouveaux talents, les actions de formation....
L’aide à la production. Elle soutient la prise de risques en matière de développement de carrière d’artistes, de création et de diffusion de spectacles.
L’aide aux premières parties. Elle a pour vocation à inciter les producteurs à présenter des artistes en première partie.
Le soutien à l’activité des salles de spectacles. Trois types d’activités sont visées : la création de nouveaux spectacles en partenariat avec des producteurs, la diffusion et l’accueil des tournées et le soutien aux nouveaux talents par la présentation d’artistes en première partie.
L’avance exceptionnelle de trésorerie. Elle est accordée aux salles qui connaissent de graves difficultés.
Les aides aux travaux et à l’équipement des salles de spectacles. Il existe deux programmes : l’aide à l’aménagement de lieux en fonctionnement et l’aide à la conception, à l’aménagement et l’équipement de nouveaux lieux.






